28.11.16

Sarah COHEN, 2 décembre 2016

Un corps projète une ombre puis la reçoit.
Une lumière mouvante s’introduit dans un paysage interne.
Lors d’une opération chirurgicale, 
la lumière qui passe derrière les organes peut être la dernière.



































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22.11.16

Josette VIGNEAU, 25 novembre 2016


Travail de gravure sur l’infiniment petit et l’infiniment grand, l’ambiguïté des formes, l’apparition, la disparition des éléments, les échelles, l’illusion.

















14.11.16

Danièle ORHAN-HORLICK, 18 novembre 2016

Sans brutalité ni provocation, ma liberté d’expression est une ouverture à l’interprétation pour communiquer et se retrouver au travers d’une lecture simple en écoutant nos émotions et en engageant le dialogue.
Mon univers redonne vie à une « glanure » spontanée, rassemblée en écho à ma culture celte et à mes voyages imaginaires.

La matière est une opportunité pour comprendre et agir.





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7.11.16

Cristine GUINAMAND, 11 novembre 2016



Accalmie avant orages
C’est en 2005 à Jeune Création que je découvre le travail de Cristine Guinamand en compagnie 
de l’artiste Ronan Barrot qui me fait découvrir les toiles de cette jeune plasticienne.
Sa peinture m’attire immédiatement. Les toiles sont obscures, inquiétantes, d’une force picturale étonnante. 
Nul espace n’est laissé à l’abandon. Des couleurs sulfureuses transpercent les cieux, des noirs profonds 
théâtralisent l’espace, des barreaux de peintures soulignent l’infranchissable.
L’univers de l’artiste apparaît tel un jeu de tarot où les forces invisibles triomphent. Ces arcanes majeures 
assemblent les pièces d’un puzzle dont elle a les clés : la force, le pendu, la mort, le diable, la justice. 
Après avoir réalisé un ensemble d'œuvres sur les guerres d’une exceptionnelle cruauté, Guinamand peint 
des fenêtres de ciel dont la lumière naissante ne parvient pas à nous apaiser. Les intérieurs, silos de mémoire, 
chair d’un espace clos où les noirs tranchent, lèvent l’obscurité ; des fleurs illuminent la toile, 
peut-être des coquelicots, rescapés d’une nature menacée, percent et survivent sur la terre de son hameau 
follement merveilleux.
Les paysages sont toujours là, portés par son geste pictural vif, sans concession, embellis de fleurs au doux venin, incroyablement présentes. 
Faire apparaître, disparaître par des jeux, jus de peinture et éclats pigmentaires l’abandon à l’espoir,
la peur à la raison, accoler la nuit au jour, voici l’œuvre qu’elle dépose aujourd'hui.
Dans l’univers de Guinamand, nous sommes loin de la condition paysanne de Millet. Son territoire, un socle rural 
peu complaisant s’organise, s’ouvre, se fissure. Subrepticement, un visage immobile nous regarde, frontal. 
La campagne dessine des silhouettes d’arbres morts, des ombres furtives, souvenirs évanescents, et l’agonie crépusculaire expulse des couleurs incandescentes, d’acides et de feux.
Le spectateur découvre par prismes la vie souterraine de ce monde mythologique, mystérieux, mystique 
des contes, légendes et croyances du terroir mêlés aux visions nocturnes de l’enfance.
L’énergie, la foi dans l'œuvre de Cristine Guinamand forgent le caractère trempé d’une peintre 
des plus croquantes* du XXIe siècle.

* Croquants : nom donné aux paysans en révolte (sous Henri IV et Louis XIII).

                                                                                   Jean-Michel Marchais







































































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