27.6.16

Pierre KAUFFMANN, 1er juillet

Pierre Kauffmann s’inspire de constructions partout dans le monde pour créer des structures/costumes mis en scène in situ. Il invite l’architecture et le corps humain à un dialogue plastique. Son travail aussi technique que ludique est un témoignage visuel et graphique qui sublime le patrimoine. L’artiste développe la collection Pika-monuments depuis 2008, elle se décline en séries de photographies, sculptures, objets et installations.
Cette démarche artistique est son projet phare de création.
Les Pika-monuments sont des performances ayant eu lieu dans une architecture choisie et revisitée. 
Processus de création Pika-monument : 
1.Choix du monument pour sa forme architecturale, sa couleur, sa grandeur ou sa photogénie. 
2. Après un relevé des couleurs du site choisi, une structure/costume est créée dans un matériau de la même teinte. La coupe, les ornements ou motifs s’inspirent des détails architecturaux retenus. 
3. Une performance avec cette structure dans le lieu même permet de produire une série de clichés ton sur ton, et de proposer un dialogue artistique entre corps et architecture .
L’artiste développe ce projet, en répétant son processus à Paris et dans le monde entier. Il utilise des techniques et médiums qu’il affectionne et qu’il a pu expérimenter dans son parcours professionnel situé entre les arts plastiques, le spectacle vivant et l’architecture. 









le site de Pierre Kauffmann ici

son hublot du soir




20.6.16

Olivier PEYRONNET, 24 juin 2016

Mon travail s’articule, pour partie, depuis une  vingtaine d’années, autour de la réappropriation de matériaux du quotidien. Ces matériaux sont travaillés pour leur dimension organique et métaphorique, ceux-ci étant à la fois révélateurs de l’intime du corps, d’une archéologie humaine et d’une empreinte collective.
Ces sculptures murales suscitent une double lecture, une première perception est d’ordre décoratif puis une deuxième recouvre un sens plus métaphorique, qui évoque à la fois l’intimité et l’universalité de ce que Georges Perec qualifie d’infra-ordinaire, « Ce qui se passe chaque jour et qui revient chaque jour, le banal, le quotidien, l’évident, le commun, l’ordinaire, l’infra-ordinaire, le bruit de fond, l’habituel, comment rendre compte, comment l’interroger, comment le décrire ? » in L’infra-ordinaire, Le Seuil, 1989.
Ces dispositifs de nuanciers dialoguent avec le design mais un design animé par les traces colorées du vivant.
En effet, les surfaces sensibles des trames tissulaires enregistrent les rêves et les histoires vécues, à la manière du papier photosensible en photographie.

Ici ces surfaces sont conditionnées sous une membrane protectrice de verre, qui à la fois protège et fait rayonner la matière colorée, de manière quasi précieuse et unique.
 Chaque loupe, point traversé par la lumière, renvoie à l’individu, à la cellule, à son code génétique.




le site d' Olivier Peyronnet ici

13.6.16

Elise BENARD, 17 juin 2016

3, 2, …
hublot,
une fenêtre,
visible de tous,
(pâles) rose, bleu, jaune,
jeux de mots,
imaginez,
un imagier,
passant de 3 à 2.

La série de gravures créée pour le Hublot a été conçue comme une continuation

d'un ensemble de triptyques réalisés il y a quelques années.







le site d'Elise Benard ici

son hublot du soir




6.6.16

Philippe TEISSIER, 10 juin 2016

En 1987, je publiais mes premiers dessins dans la presse. Pour ce second Hublot, je confronte des dessins d’hier, principalement publiés dans Fluide Glacial, à mes dessins d’aujourd’hui. La forme, le style, le support ont changé, mais sur le fond, je trouve une continuité, voire une cohérence. Chacun jugera !
Friand de commémorations, François Hollande devait d’un coup de scooter venir faire un petit discours à l’occasion de ces presque trente ans de dessins. Son agenda l’en empêche, on se consolera en se disant que ce Hublot ne sera peut-être pas pluvieux…

L’art contemporain se rengorge souvent de verbiage, je reste quant à moi adepte de cette formule simple qui était naguère le titre d’une revue consacrée au dessin de presse : « Un bon dessin vaut mieux qu’un long discours ».








le site de Philippe ici

 son Hublot du soir