9.7.14

Olivier PERROT, du 9 juillet au 5 septembre 2014

Né en 1963, Olivier Perrot a poursuivi des études d’art plastique à l’université de Saint-Denis. Il présente son travail pour la première fois, à 20 ans, lors de l’exposition « Dix jeunes, dix questions à la photographie ». Alain Fleig, commissaire de l’exposition, lui transmet le feu sacré : il sera photographe-plasticien ou…plasticien-photographe ; selon l’humeur du moment, la place accordé à la lumière ou le regard porté sur ses images. Depuis toujours, il vit et travaille en banlieue parisienne. Montrouge, Nanterre, Vitry-sur-Seine, c’est à la marge de la ville-lumière, à l’abri des faux-semblants, qu’il piste les traces d’activités humaines de toutes natures qui constituent une part de sa démarche artistique. L’autre versant de ses recherches plastiques se situe du côté de la question de la représentation de la réalité par la photographie. C’est ainsi que, s’affranchissant du medium que constitue l’appareil photographique, au plus près du contact avec la réalité matérielle de l’objet saisi comme image, il a - depuis plusieurs années - fait sienne la technique du photogramme. Des séries où c’est la trace laissée qui est au centre du questionnement et où le photogramme s’apparente à une technique de brouillage des pistes. Olivier Perrot est membre du Groupe Novembre avec lequel il a exposé dernièrement en Corée et à Paris. Créé en 1997, ce Groupe rassemble des plasticiens dont Jean-Louis Poitevin dit qu’ils ont pris en charge la mutation du regard qui nous affecte tous : « chacune des images que produit chacun des membres du Groupe est une épine s’avançant vers la nuit de notre œil, est une épingle qui frôle la surface translucide de notre cornée, est une pointe acide qui use la trâme de nos rêves. ». Il est aussi compagnon de la revue Cassandre et invente la couverture de chaque numéro depuis 1997. Avec Madeleine Abassade chorégraphe, il anime également un atelier de création de photogrammes au sein de l’hôpital psychiatrique de l’Institut Marcel Rivière à la Verrière. Depuis 10 ans il travaille à partir d'un stock de négatifs provenant des archives d'un laboratoire de photographie industrielle et c'est début 2014 qu'il colle ses photomontages sur les murs de Vitry-sur-Seine prolongeant ici l'héritage des surréalistes, des dadas en déplaçant ici les arts visuels hors des lieux consacrés. (voir ici)







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