29.9.15

Wilfrid GREMILLET, 2 octobre 2015

A contrepied de sa pratique de photographe studio, Wilfrid Gremillet s’intéresse dans un projet plus personnel aux zones péri-urbaines, donnant une visibilité nouvelle à ces espaces souvent transitoires, fonctionnels ou désaffectés. Fin observateur, le photographe cherche à attirer l’attention sur ces interstices que l’on traverse sans voir, sur ces lieux faussement vides où se côtoient mobiliers urbains, bâtiments industriels et végétation. Prises de manière frontale puis accolées les unes aux autres, ses photographies créent l’illusion de panoramas segmentés puis recomposés, propices à multiplier les perspectives et à insuffler un dynamisme dans la composition. Cette dernière est articulée autour d’un fil conducteur, le plus souvent un mur, dont la linéarité est brisée par le chevauchement des images et leur non-alignement. L’agencement d’ensemble ainsi déconstruit laisse alors apparaître des ruptures, des coupes et des décalages qui jettent un trouble et déréalisent la scène. Wilfrid Gremillet développe par ce biais une esthétique de l’ambiguïté qui, si elle emprunte à la photographie d’architecture ou de paysage, se décolle de sa plasticité documentaire en incluant une impression d’artifice. Archéologie fictive de lieux existants, ce projet en réinvente finalement la perception et suscite, chez le spectateur, de nouvelles narrations possibles.


Florian Gaité


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21.9.15

PORTES OUVERTES, 26 et 27 septembre 2015

Nous participons aux portes ouvertes des ateliers d'Ivry dans la salle Voltaire en y exposant samedi et dimanche 17 artistes ayant déjà accroché au Hublot. Au plaisir de vous y voir !




Adine SAGALYN, 25 septembre 2015

Adine Sagalyn est portraitiste. Elle est également plasticienne: son travail puise dans le monde de l'architecture, du paysage urbain et de la matière brute ou industrielle.  Ses photographies sont à la fois sujet, palette, et source d'inspiration;  elle les juxtapose pour créer des compositions photographiques. La subtilité des répétitions et des variations d'images, la transformation engendrée par leur agencement, le jeu de formes courbes ou géométriques, le rapport entre objets identifiables ou non, ainsi que le jeu de zones de couleur et de lumière créent des résonances visuelles et sollicitent une lecture multiple. La composition transcende les photos individuelles pour mieux révéler la nature du sujet d’origine. Paradoxalement, plus on perd de vue le sujet, plus son essence est mise à nu.


Par ailleurs, en créant une composition photographique elle entame un dialogue avec l’espace et l’architecture mais aussi avec le contexte dans lequel l’œuvre sera exposée. Elle souligne l'importance de travailler en lien avec des lieux qui ne sont pas à priori destinés aux expositions, par exemple des espaces de travail ou de passage - comme  le hall d’accueil de Renault ou le Centre de Recherche et de Développement du Groupe Danone ou encore la station de métro Franklin D. Roosevelt. La résonance entre ses sujets de prédilection, souvent issus du quotidien et des lieux ouverts à tout le monde, prend ainsi toute son ampleur.  


Beaubourg

Carrément

Ondes


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14.9.15

Laurent BERMAN, 18 septembre 2015

Décorateur, scénographe, musicien, comédien, montreur d’images, mais aussi calligraphe, illustrateur, Laurent Berman est au départ architecte, d’où le souci de mise en place et d’organisation qui caractérise son graphisme.
Créateur avec Anne Quesemand de la compagnie Le Théatre à Bretelle, il dirige avec elle depuis de nombreuses années le petit théâtre de La Vieille Grille.





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8.9.15

Laurence FOGLIERINI, 11 septembre 2015

Le véritable sujet de ma peinture est la peinture pour elle même, donc forcément des couleurs et des formes sur des surfaces. Le triomphe de la peinture repose sur quatre piliers : surface, matière, couleur, lumière
La recherche de lumière est importante dans mon travail : je me sers d’abord des couleurs, de la chaleur qui découle de leur harmonie et de leur dissonance, puis de la matière fluide et transparente de l’Acrylique.
Je construis pas à pas mes tableaux, chaque couleur en appelant une autre. « Ce qui compte le plus dans la couleur ce sont les rapports …comme le musicien avec ses harmonies, il s’agit simplement de faire valoir des différences » disait Matisse.

Je me sers des blancs de la toile pour créer un jeu de tension entre les formes, jouant des vides et des pleins pour créer un rythme dans ma peinture. Enfin, je m’efforce de contrôler les proportions et les contours des formes, tout en jouant avec les hasards qui résultent du «lâcher prise » du geste, nécessaire pour amplifier la  «vibration » de la couleur et donner vie à la touche.





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1.9.15

Etienne ARMANDON, 4 septembre 2015

Tentes, sacs, couchages, ils jalonnent l’espace public. De plus en plus de gens élisent domicile dans la rue. Bricolage d’espaces pour en faire son coin, il suffit de s’approcher un peu pour comprendre que si élémentaires qu’ils soient, c’est à une multitude d’espaces privés que nous avons à faire (en apparence ouverts mais en apparence seulement).
Il y a une singularité dans cette articulation espace privé espace public, dans cette manière d’habiter un espace. 
Selon moi l’art doit nous fournir des images nous permettant de regarder le monde. Je m’efforce à travers la peinture de travailler cela, de rendre compte de l’expérience que l’on en a.


Rue Molière, 2014, huile sur toile, 114 x 146 
La barrière II, 2014, huile sur toile, 73 x 110
Repos II, 2014, huile sur toile, 92 x 73 cm


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