3.8.17

Lorraine Pellegrini, 8 septembre 2017


La 41 ème métamorphose de Kafka et les 40 précédentes:
Est-ce que je trahis Kafka en dessinant ces métamorphoses ( les siennes 41 métamorphoses) ce n’est pas intéressant de le savoir parce que le fait de montrer ce qui ne doit pas être vu est une mystification. Une peinture est toujours un leurre, un piège de l’œil. Il n’empêche que l’œil du Hublot où se reflètent la 41ème métamorphose et les 40 précédentes est bien l’œil de Kafka. Cet espace hors d’échelle, entre vrai et faux lieu est un passage de l’absence de Kafka comme on dit « un ange passe » quand on le voit passer.
Je dis que je sais que Kafka est un peintre et aussi il est une petite bête parce que réfléchir l’empêche de pleurer.
Je dis que je ne sais pas comment envisager en corps l’orbite vide d’une place publique où se tiennent chaque vendredi des hommes et des femmes qui semblent scruter une chambre inaccessible.

Lorraine Pellegrini






4.7.17

Yan LE MARCHAND, 7 juillet 2017

il est tour à tour Marchand d'idées, Marchand de sables, directeur du musée de la mémoire et de l'oubli, chercheur au centre de découverte des gestes inutiles et des actes sans conséquences, fonctionnaire au centre administratif de la vie par voix thérapeutique, démonstrateur au centre de soin esthétique, donneur de voix, prêteur de geste, poète des présents que l'on fait, et chroniqueur-dessinateur.




les rézosociaux de Yan :
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son soundcloud...

et ses hublots de l'été 
 
 

27.6.17

Fred KUSTNER, 30 juin 2017

il est peintre, sculpteur, vidéaste. Hautes en couleurs rétiniennes et rémanentes, ses œuvres vibrent.
La créature de Fred Kustner, “Fofolle Fada”, exubérante, impertinente, jubilatoire est une petite autruche fluo directement influencée par le Pop Art, la Figuration Libre et l’enfant radieux de Keith Haring.
Elle parcourt le monde vers un vécu ré-enchanté où le bon sens de la libre pensée contrecarre le formatage, le marketing, le « do-it »
Fofolle Fada est réactive, évolutive, connectée dans un univers artistique qui se transforme en une succession de carnets de voyages en 2D et 3D, acrylique ou aquarelle .
“Fofolle Fada” rencontre les quarks, dialogue avec l’ADN, s’immerge dans un nano cyber-espace, dans les mondes parallèles au coeur de la matière et de l’immatériel, du virtuel brut, de la pensée et de l’inconscient.
                                                                             Colette CL



les sites de Fred ici, et
ses films ici et .
Son hublot du soir

21.6.17

Olivier DI PIZIO, 23 juin 2017


"Continuer de peindre aujourd’hui suppose un projet fort sous-tendu par une exigence conceptuelle et une technique propre. Les plaintes hypocrites sur la mort de la peinture sont démenties régulièrement par des œuvres qui affirment leur singularité au sein d’une tradition renouvelée. Oliver Di Pizio produit dessins, peintures et installations qui mettent en crise la question de l’abstraction, ce qui complète son action en tant que président du Salon Réalités Nouvelles. (...)
Alors que des confrères figuratifs ont poursuivi leur aventure jusqu’au cadre, l’attachement d’Olivier Di Pizio à l’extrême de l’abstraction le tient dans ces limites extensibles. L’objet n’est qu’un destin mutant de sa peinture.
Parce qu’il sait que la dispersion en est un danger, il poursuit ses mutations jusque dans leurs plus radicales conséquences."
                            Christian Gattinoni, rédacteur en chef de www.lacritique.org







le site d'Olivier ici

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12.6.17

Christophe ROLLAND, 16 juin 2017

Carte blanche à Christophe Rolland qui codirige l’association des Artistes de La Fabrique & d’Ailleurs.

Série LOU Numéro 21

Une photographie vous invite à venir poser votre regard sur des artistes auteurs musiciens qui se succèderont entre 19h3O et 22h.
La soirée commencera avec Jean Hounsouké & Afrikavi, se prolongera avec Philippe Geoffroy, avant de se conclure avec le « free style » de Moonstaff, augmenté par Scha Pas qui, à défaut de convier le vénérable sous commandant Marcos, nous invitera à porter un regard incandescent sur le genre féminin. Avec un clin d’oeil formellement « ligoté » en direction du pays du soleil levant…






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7.6.17

Jeanine ECHARD, 9 juin 2017

Un parcours exposition, de l'atelier de l'OPH au Hublot en passant par le Kiosque Raspail en souvenir de Jeanine Echard, qui nous a quittés il y a quelques mois.

..Jeanine Echard représente des zones horizontales. Certaines de ces œuvres sont des laves de Volvic émaillées, tantôt mates et sourdes, tantôt luisantes et radieuses. D'autres œuvres sont des collages de papier de soie, de calques lacérés, qui sont liés à des pastels ou a de l'aquarelle. Jeanine Echard est une "marieuse" de matériaux divers, une "assembleuse" subtile, une joueuse de couleurs naissantes et secrètes.
Parallèlement, les doigts de Jeanine Echard sculptent des laitues (la lactuva sativa) transformées, des fleurs insolites du désir, des objets baroques, des volumes fantasques qui s'ouvrent, éclosent et s'épanouissent. Dans les horizons, surgissent les étranges roses inventées et les mirages.
                                                                               Gilbert Lascault











le site de Jeanine ici
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30.5.17

Françoise ROY, 2 juin 2017

Depuis maintenant 21 ans je vis et travaille à Ivry-sur-Seine où je marche, déambule d’un point à l’autre en centre ville au gré de mes activités et de mes rencontres. Les passages, les places et les terrasses des bâtiments construits par les architectes Renée Gailhoustet et Jean Renaudie dans les années 1970 invitent à la découverte.
L’installation, Nuits et Jours, réalisée en décembre 2016 au Kiosque Raspail puis, en 2017 cette série de peintures et ces monotypes, éclatés ludiques et colorés de points de vue, reflètent mon attachement à cette ville où j’aime résider et travailler.




le site de Françoise ici
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24.5.17

Jean-Pierre SEFERIAN, 26 mai 2017

« L'image trompe. Sous un paysage de pudeur, elle cache sa véritable nature : une traversée du désert. Non plus la représentation de cette traversée, mais la traversée elle-même, l'épreuve vécue.
Le courage de quitter les terres confortables de la figuration, l'inquiétude de se perdre, la force de poursuivre, le désir d'un ailleurs.
La main dessaisie trace sur le papier les formes de sa liberté. Plus rien n'est sûr désormais, il ne reste plus qu'à jouer, à évoluer dans cet espace où voir est en devenir. »





le site de Jean-Pierre ici
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16.5.17

Caroline MOISAN, 19 mai 2017

Des femmes, hommes, enfants, qui sont à la fois la guerre et la paix, qui agitent nos pensées, nous révèlent l’âme dans tous ses états, de la colère à la tendresse, en passant par toutes les émotions des plus douces aux plus sauvages.
Ils nous subjuguent, nous dérangent, nous ressemblent et parfois tout à la fois. Leurs yeux uniques ou multiples nous regardent et nous renvoient au plus profond de notre moi intime. Intemporels, rebels à toute étiquette, ils imposent leur singularité.






la page facebook de Caroline ici
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9.5.17

Isabelle AUDOUARD, 12 mai 2017

Isabelle Audouard donne à voir, depuis déjà quelques années, des pièces qui ne sont ni tout à fait des sculptures, ni réellement des constructions ou des compositions. Donc, selon la langue et le lieu, le travail des volumes et leur habillage construisent la sensation d’un espace naturel dans lequel elle noue un lien ambivalent entre fusion et contraste qui peuvent aussi se faire en résonance. Mais il ne faut pas s’y méprendre ! L’artiste qui investit librement l'espace réinvente les lignes, les volumes, les matières pour y inclure le temps, la nature, l’homme et l’érotisme, le tout avec légèreté et volupté.
Ainsi, Isabelle Audouard habille les volumes d’un jeu de textures, tandis que les débords les protègent. Cette alternance de pleins et de vides, de courbes et de décrochements joue avec les angles de vision et façonne « une architecture » tour à tour imposante, en apesanteur, en équilibre, unifiée ou éclairée. Faisant montre d’échappées visuelles sur l’espace, hors du dessin. L’identité forte de son travail compense ainsi l’échelle de l’espace tout en favorisant la perception d’ensemble.
Cette recherche, d’un dialogue fécond entre la quiétude d’un espace clos et l’ouverture de l’espace, légitime ainsi le parti de formes simples et franches dans la veine du constructivisme Russe, associé à des matériaux proche de l’arte povera, dans lesquels se lit, en filigrane, l’héritage de l’abstraction géométrique.
Qu’il s’agisse des dessins préparatoires, des grands dessins, des sculptures, ou encore des volumes sculptures, chaque élément se caractérise par un équilibre statique faisant écho au langage de formes, qui fait du vide un ciment entre les volumétries en tension. A chacun d’en voir la genèse, dont l’axialité, dynamisée par un travail sur les décrochements, autorise les ruptures et les sources d’inspiration. La stèle, le menhir ou encore la borne kilométrique sont les formes primales, qui par différents médiums, pour reprendre les propos de l’artiste « donne naissance à des volumes dans l’espace ».

                       Marie-Pierre Mazeau-Janot, historienne de l’art.












le site d'Isabelle ici
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2.5.17

Madeleine SINS, 28 avril et Jean-Pierre BERTOZZI, 5 mai 2017

POLARITÉ

-ce qui se construit-ce qui se transforme-


Couleur-noir et blanc, solitude-échange, altruisme-égoïsme, engagement-désengagement, composition-décomposition, minéral-végétal, vide-plein, net-flou, rond-carré, positif-négatif. Les polarités s’opposent ou se complètent. Les travaux présentés sont les échos de polarités propres mais aussi communes dans une recherche instantanée où deux œuvres s’harmonisent dans leur différence.


deuxième semaine, Jean-Pierre Bertozzi

Une idée de départ que je sais évolutive. Le mécontentement, quel qu’il soit, comme la facilité, le déplaisir du regard, le non-frétillement, me guident vers d’autres axes. Ces états picturaux ne sont que le reflet d’états d’âmes. Ils changent, s’épanouissent, se radicalisent ou s’arrêtent. Je recherche l’accord. Ou l’harmonie des deux.




le site de Jean Pierre ici
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25.4.17

Madeleine SINS, 28 avril et Jean-Pierre BERTOZZI, 5 mai 2017

Polarité

-ce qui se construit-ce qui se transforme-


Couleur-noir et blanc, solitude-échange, altruisme-égoïsme, engagement-désengagement, composition-décomposition, minéral-végétal, vide-plein, net-flou, rond-carré, positif-négatif. Les polarités s’opposent ou se complètent. Les travaux présentés sont les échos de polarités propres mais aussi communes dans une recherche instantanée où deux œuvres s’harmonisent dans leur différence.

première semaine, Madeleine Sins

Laisser les couleurs devenir autonomes. Laisser les formes se faire et se défaire, les lignes garder ou perdre leur rigueur. Je ne vise même pas l’inachèvement, puisque il est, comme le regret, inévitable. Il faudrait parvenir à une œuvre où le travail ne se voit pas, où le désir l’a confondu.










le site de Madeleine ici
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17.4.17

Françoise PALLIER, 21 avril 2017


Le travail de Françoise Pallier cherche à donner matière à l'immatériel. L'empreinte de signes ou de visages gravés sur des carreaux de grès ou de porcelaine relatent le silence de la mémoire captée du temps, l'instant d'un songe.
« L'imagination de la matière incline à à voir dans la pâte la matière primitive. Et dès qu'on évoque une primitivité on ouvre au rêve d'innombrables avenues. » 
              Gaston Bachelard, La terre et les rêveries de la volonté, éditions José Corti 1996.






le site de Françoise ici
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10.4.17

Johanna PACHECO-SURRIABLE, 14 avril 2017

Partir d'un endroit pour vivre et connaître un autre lieu.
Mon lieu de naissance vers un autre lieu de naissance.
Depuis sept ans, je plie et déplie le carton, un matériau éphémère, pour représenter un territoire intime qui se déplace vers l'extérieur de soi même.
Dans mon travail j'explore le rapport de l'individu dans leur société.
Actuellement je réalise une série  intitulée "assemblages pour mieux comprendre la suite.. ", composée de formes géométriques s'unissant les unes aux autres et superposées pour former différentes positions dans l’espace.





le site de Johanna ici
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28.3.17

Cornelia EICHHORN, 31 mars et 7 avril 2017

Aborder la question de ce qu’est l’être humain renvoie à la philanthropie ou à la misanthropie, aux humanistes ou à Schopenhauer. La réponse consistant à savoir si l’humain est bon par nature.
Cornelia Eichhorn, à travers ses propositions plastiques, prend la question sous un autre angle. Elle nous questionne sur la violence d’être un humain, sur la violence de l’être humain, sur les codes comportementaux et de communication engendrant une pression perverse et parfois violente. Elle tente d’observer comment les individus se comportent au sein de le masse, du groupe, comment ils s’attribuent des rôles.
Elle cherche un langage artistique qui met-en-scène une sorte de torture infligée à ses protagonistes, soit dans leurs postures, dans leur actions ou par leur environnement. Ils deviennent ainsi des marionnettes, des cobayes qui sont forcés à incarner des dysfonctionnements des relations et valeurs humaines, les rapports de forces pervers entre l’individu et le groupe. Elle utilise une imagerie violente parce que ces contrariétés sont minimisés dans la société alors qu’il n’y a rien de plus violent parfois et qu’elles conditionnent toute notre existence.

Cette violence sociale commence souvent par nos habits. C’est ainsi que les habits prennent une place importante dans son travail, car ils expriment une sorte d’uniformisation, le vêtement demeure notre outil d’être ensemble, définit notre identité vis-à-vis d’autrui. Cornelia met l’accent sur cette étrangeté, cette absurdité des codes sociaux qui sont pourtant le signe de notre civilisation. La femme est davantage soumise à l’importance du paraître, elle est sommée de répondre à des codes sociaux: L’escarpin est bel et bien un instrument de torture! L’artiste nous donne à voir l’habit comme il est: une matière sociale, une prothèse aliénante.
                                                                                       Romuald Combe


 



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