11.12.17

IRZOUTS, 15 décembre 2017


Irzouts fabrique des vélos uniques à l'esthétique variant d'un prototype semblant sortir d'une manufacture oubliée, à des engins improbables, bricolés, mal conçus et rouillés. 
La réalisation faite exprès pour cadrer aux contraintes du Hublot semble lutter avec l'échec d'une telle entreprise. 
L'incongruité des matériaux utilisés semble confirmer ce diagnostic. 
Irzouts est à la recherche d'une fonctionnalité à la limite de l'inefficace, il cherche un équilibre précaire entre le neuf et l'usé, le déchet revalorisé confinant à la fétichisation, des mécanismes rendant la conduite plus ardue.
Chaque vélo est un défi à conduire mais le regard des autres en vaut la peine et procure de la joie.







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5.12.17

Valérie LEMARQUAND, 8 décembre 2017


Rugosité, masse, mutation.
Transcription à l'encre de la matière rocheuse. Dessin rapide sur un papier qui se déforme en absorbant l'eau et laisse apparaître sa tranche. La forme prend une grande partie de la surface du papier, elle est proéminente et oscille entre la tâche, les traits du pinceau et la représentation d'un volume massif aux aspérités rugueuses et dures. Forme centrale et frontale, en lévitation ou en chute, elle évoque une solidité mais également un mouvement, un mécanisme lent de transformation et d'expansion.
Il y a le procédé du déplacement et celui de l’ellipse. Je choisis des objets existants que je sépare de leur contexte : ils deviennent des motifs que je m’approprie en déplaçant ou occultant un élément de leur constitution. Une brèche s’ouvre de l’objet réel à l’objet représenté, je crée un écart pour mieux me distancier de l’objet réel, le réinterpréter, lui donner un sens nouveau, le subvertir. Mes sculptures se situent dans un entre-deux qui les rendent instables et ambigües.
Formée à la broderie, je défais ce savoir-faire en le détournant : dans sa technicité, par le déplacement de matériaux et dans sa fonction décorative par le choix de motifs inappropriés.
Je m’intéresse à la présence de l’objet et à sa valeur physique. Mon processus de travail est manuel et implique le corps dans un rapport performatif au matériau. Je me lance dans des entreprises dont l’issue est incertaine et les problèmes se résolvent au fur et à mesure. Cela exige parfois des temps longs de travail et me met à l’épreuve physique et psychologique.
Je me donne une règle, un principe conceptuel, que j’applique de manière répétitive, dans un laps de temps indéfini. La matière choisie vient interférer avec le cadre : souvent réfractaire, elle crée des déviations, des aléas de parcours, des trames imparfaites. La réalisation de la plupart de mes pièces ne relève pas d’une technique, mais d’actions simples telles que : coudre, tisser, superposer, modeler.
A travers mon travail j’expérimente différentes temporalités et je questionne les notions contraires de force et fragilité, de lien et absence de lien, de continuité et discontinuité.

  


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27.11.17

Irina RAKOVA le 1er décembre 2017

 La peinture offre une formidable possibilité de partager l’amour pour le monde, transformer
 les rêves en réalité en deux, trois coups de pinceau, rendre visible l’invisible.
 Chaque tableau est un hublot vers l’âme de l’artiste qui peut alors aider à entamer un dialogue, 
 établir une connexion, créer un lien.




     



Le site d'Irina RAKOVA ici

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19.11.17

Roland SCHÄR le 24 novembre 2017

Les ondes au Hublot
Par la lentille du Hublot, nous regardons alternativement à travers un microscope ou un télescope;
c’est un regard grossissant, mais nous ne connaissons pas les échelles de départ.
Des fragments d’ondes parcourent l’espace des feuilles, comme elles parcourent notre corps, ou l’espace cosmique, ou un paysage où serpente un fleuve, une rivière.
Le geste calligraphique est le sismographe de sa propre irritation, ou de son apaisement. les rehauts de couleurs donnent des accents aigus ou sourds, et les lignes entrent en résonance entre elles. 
On les écoute comme des notations musicales et on les regarde comme les battements du coeur d’un paysage, minuscule ou infini.

Roland Schär, novembre 2017 









                       Le site de Roland SCHÄR ici

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12.11.17

Damir RADOVIC le 17 novembre 2017


L’exil se transforme en diaspora et plonge l’individu dans un état de nomadisme intellectuel permanent.Il ne possède plus une histoire mais des histoires. La somme de ces histoires défini la mémoire collective qui est la matière brut de mes recherches.Cette matière, je la mélange, modèle et organise à partir de ses formes archétypales, génériques, utopiques pour créer l’uchronie. Cette démarche par le biais de l’art me permet d’appréhender et d’habiter le monde qui m’entoure.La mémoire se construit avec la langue, avec les mots.Dans ma démarche artistique les titres arrivent en amont de ma réflexion et m’indiquent le sens que prendra une nouvelle pièce. Le titre apparait souvent comme le symbole d’une fin imminente ; pour moi il est le signe d’un nouveau départ. Les déclinaisons de mon travail ( installation, néon, vidéo, dessin... ) m’aident à saisir le réel dans ses aspects culturel et social, pour mieux m’en affranchir.Mes dessins interrogent l’art dans ses dimensions fondamentales.Je détermine les conditions de possibilité de nos expériences et bouleversent notre rapport au monde autant que notre rapport à l’œuvre et la vie.À travers mes œuvres je cherche à m’extraire de la réalité. Je fabrique des univers à base des souvenirs d’un monde disparu mélangés au monde présent pour raconter et transmettre des nouvelles histoires.Ces récits distillent au regardeur une dose d’humour cynique. Humour et cynisme pour résister au monde parfois chaotique qui nous entoure et réfléchir sur notre société et celle que nous voulons pour demain... 







le site de Damir RADOVIC ici

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6.11.17

Marie LEPINE POTHON, 10 novembre 2017

Nous sommes 6 Milliards d'humains à l'heure actuelle. Si les océans recouvrent 70% de la surface terrestre, l'eau douce est un bien beaucoup plus limité en quantité et l'accès à l'eau potable est loin d'être équitable à travers le monde. De nombreux pays ont construit de spectaculaires barrages et tentent de maîtriser le cours des plus puissants fleuves de notre terre. La bataille pour l'eau a commencé et est loin de s'arrêter car la crainte d'une importante pénurie d'eau est omniprésente dans les esprits.
Le Colorado, la Volta, le Zambèze, le Nil, la Volga, le Yangzi Jiang, pour ne citer qu'eux... Des noms de fleuves qui nous renvoient à de stupéfiants paysages. Nous avons construit nos lieux de vie près de l'eau. Nous devons faire des efforts considérables pour la trouver et la conserver. Les industries et l'agriculture sont de grandes consommatrices d'eau. Nous avons besoin d'elles mais craignons également la violence de cet élément qui peut devenir dévastateur. Nous connaissons mal les abysses des océans qui restent aujourd'hui si peu explorés.
J'ai dessiné en volutes semi-aléatoires des éléments évoquant l'eau et ses richesses : diversité des espèces, très inégale quête de l'eau potable par une multitude d'individus, chantiers pour contrôler le cours et le débit des grands fleuves, revendications pour le droit à l'eau potable pour tous. C'est un enjeu primordial pour aujourd'hui et demain.
J'aime aussi travailler simplement, avec une économie de moyens : du papier et un stylo noir fin.





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24.10.17

Cali REZO, 27 octobre et 3 novembre 2017

« Peintre non figuratif dans le courant de la peinture informelle, Cali Rezo puise son inspiration aussi bien auprès de grands artistes admirés : André Marfaing, Fabienne Verdier, Pierre Soulages, qu’au coeur des éléments de la nature : une goutte d’eau, une plume, un caillou.
La radicalité de sa peinture passe par l’utilisation d’une palette essentielle de noirs et de blancs où les formes révèlent a posteriori un sens, un signe, une écriture qui fait écho à une mémoire intime du geste.
Chaque tableau est l’aboutissement d’une recherche de signes répétés avec obstination pour retrouver la sensation émouvante des premiers tracés de sa vie.
La texture balance entre des vides de noir mat, des satinés évoquant le galet poli, les brillances de reflets captant l’environnement : ses couleurs, son mouvement, sa profondeur. »
E. P.























le site de Cali REZO ici 
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17.10.17

Gilles MONGE, 20 octobre 2017

Wide Open : L’œil ne fait pas forcément beaucoup mieux qu’un bon Nikon mais l’image qu’il imprime à travers lui se démultiplie pour en définir le sens. C’est dans ce processus que l’interprétation prend corps. Nous ne voulons pas regarder ou nous voulons. Mais regarder ne suffit encore pas.

 








le site de Gilles ici
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10.10.17

Roshni VYAM, 13 octobre 2017

Roshni est originaire de Sunpuri, un village du district de Mandla dans le Madhya Pradesh (centre de l'Inde), qui est le grand centre de l'art Gond.
Dans les dernières décennies, cet art tribal est devenu un véritable courant pictural, porté par des artistes qui l'ont emmené vers des formes plus personnelles et expérimentales.
Elevée par des parents qui sont eux même des artistes Gond reconnus, Roshni a commencé à peindre à l'age de cinq ans. Devenue adulte, ses études de design textile lui ont permis de découvrir d'autres horizons et ont nourri son expression. 
Exposée dans de nombreuses galeries, elle fait aujourd'hui partie des plus prometteurs jeunes artistes Gond d'aujourd'hui.















des infos supplémentaires (en anglais) ici
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3.10.17

Ghislaine ESCANDE, 6 octobre 2017

Passionnée depuis de très nombreuses années par les représentations du monde, Ghislaine Escande poursuit sa route sur les chemins que lui montrent les cartes.
Cette année, Ivry et Paris sont au centre de son travail.
Un centre accueillant, où, pour toutes sortes de raisons, l'on est venu et l'on vient du monde entier.
Notre ville s'affirme comme collage du monde, ou plutôt une marqueterie savante où chaque élément concourt à la réussite et à la cohésion de l’ensemble. 
Toutes les routes mènent à la place Voltaire !
…On le vérifiera ensemble !




 le site de Ghislaine ici
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25.9.17

Sophie BOSSELUT, 29 septembre 2017

Quand elle ne fait pas de films, Sophie Bosselut continue à explorer la matière, le vivant, à imaginer des formes en jouant avec les aléas, à peindre et dessiner les processus de transformation. C'est la première fois qu'elle présente son travail sur porcelaine, ici la série commencée en 2016 qui a pour titre Eating Failures. Entre graphisme contrarié et expressionnisme sous-jacent, son univers joue sur les contrastes d'énergies où lignes et taches se rencontrent. Elle cherche l'origine du  trouble, via la couleur, les tremblements. Sans fin, des tempêtes et des avènements.

"Solve et Coagula": Sophie Bosselut voit le jour sous le soleil de Toulouse en 1982. Depuis, le Feu ne l'a pas quittée: dans les regards qu'elle pose sur le monde et à l'incandescence affirmée que ses films explorent sous le filtre philosophal d'une transmutation de la matière qui se devine plus intime, puis dans les constellations filantes de ses dessins et peintures qui avouent délicatement les potentialités en latence de ciels qui se rêvent infinis. Récemment, le Feu maîtrise ses propres outils puisque Sophie Bosselut s'approprie l'Athanor des céramistes pour suspendre, pour surprendre, dans l'intervalle d'un instant qu'une cuisson précède, la noce chymique des éléments. L'alchimie opère."  
                                                                          Nadia Barrientos, conférencière et écrivain







  

le site de Sophie ici
sa page facebook
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18.9.17

Céline CORNILLAUX, 22 septembre 2017

"Depuis des années, Céline Cornillaux utilise plusieurs matériaux tels que l’acrylique, le
pastel, l’encre... tous reliés par du papier de soie. Ce papier fragile sert de conducteur et de
révélateur. Des jus colorés détrempent le papier, traversant le support pour accéder aux dessous, murs, sols. Il varie selon les espaces et les « trouvailles » comme la toile de verre utilisée pour tapisser les murs avant peinture, le non tissé ou le voile transparent. En séchant, la peinture laisse remonter à la surface des histoires, des traces propres à chaque lieu, espace ; dévoilant un bestiaire de formes, d’animaux et personnages."




 

le site de Céline Cornillaux ici

Egalement ce week end, 
les pleins feux
portes ouvertes des ateliers d'artistes à Ivry 

le hublot du soir de Céline 
 


12.9.17

Gokçe CELIKEL, 15 septembre 2017

EN FACE
Vu de la distance d’un bras, dans un hyperréalisme qui tend au simulacre, le travail de Gokçe Celikel
présente la féminité, des féminités, dans un excès débordant : des visages retouchés en masques extravagants.
Ses toiles parlent du plaisir de l’auto-transformation, et évoquent des déguisements nostalgiques des enfances mal tournées-devenus adultes.Dans ce jeu, l’artiste-modèle adopte toutes les formes d’une féminité caméléon, et explore les possibilités multiples d’une identité fulgurante.
Dans la série des « Femmes Allongées », ces doubles portraits de femmes nous invitent dans un espace intime entre la lassitude et le plaisir, figées dans une image de conte de fées modernes, détournent le sentiment de voyeurisme et nous traquent avec leur regard perçant.

Laura Hugues



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3.8.17

Lorraine PELLEGRINI, 8 septembre 2017


La 41 ème métamorphose de Kafka et les 40 précédentes:
Est-ce que je trahis Kafka en dessinant ces métamorphoses ( les siennes 41 métamorphoses) ce n’est pas intéressant de le savoir parce que le fait de montrer ce qui ne doit pas être vu est une mystification. Une peinture est toujours un leurre, un piège de l’œil. Il n’empêche que l’œil du Hublot où se reflètent la 41ème métamorphose et les 40 précédentes est bien l’œil de Kafka. Cet espace hors d’échelle, entre vrai et faux lieu est un passage de l’absence de Kafka comme on dit « un ange passe » quand on le voit passer.
Je dis que je sais que Kafka est un peintre et aussi il est une petite bête parce que réfléchir l’empêche de pleurer.
Je dis que je ne sais pas comment envisager en corps l’orbite vide d’une place publique où se tiennent chaque vendredi des hommes et des femmes qui semblent scruter une chambre inaccessible.

Lorraine Pellegrini



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4.7.17

Yan LE MARCHAND, 7 juillet 2017

il est tour à tour Marchand d'idées, Marchand de sables, directeur du musée de la mémoire et de l'oubli, chercheur au centre de découverte des gestes inutiles et des actes sans conséquences, fonctionnaire au centre administratif de la vie par voix thérapeutique, démonstrateur au centre de soin esthétique, donneur de voix, prêteur de geste, poète des présents que l'on fait, et chroniqueur-dessinateur.




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et ses hublots de l'été