19.11.17

Roland SCHÄR le 24 novembre 2017

Les ondes au Hublot
Par la lentille du Hublot, nous regardons alternativement à travers un microscope ou un télescope;
c’est un regard grossissant, mais nous ne connaissons pas les échelles de départ.
Des fragments d’ondes parcourent l’espace des feuilles, comme elles parcourent notre corps, ou l’espace cosmique, ou un paysage où serpente un fleuve, une rivière.
Le geste calligraphique est le sismographe de sa propre irritation, ou de son apaisement. les rehauts de couleurs donnent des accents aigus ou sourds, et les lignes entrent en résonance entre elles. 
On les écoute comme des notations musicales et on les regarde comme les battements du coeur d’un paysage, minuscule ou infini.

Roland Schär, novembre 2017 









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12.11.17

Damir RADOVIC le 17 novembre 2017


L’exil se transforme en diaspora et plonge l’individu dans un état de nomadisme intellectuel permanent.Il ne possède plus une histoire mais des histoires. La somme de ces histoires défini la mémoire collective qui est la matière brut de mes recherches.Cette matière, je la mélange, modèle et organise à partir de ses formes archétypales, génériques, utopiques pour créer l’uchronie. Cette démarche par le biais de l’art me permet d’appréhender et d’habiter le monde qui m’entoure.La mémoire se construit avec la langue, avec les mots.Dans ma démarche artistique les titres arrivent en amont de ma réflexion et m’indiquent le sens que prendra une nouvelle pièce. Le titre apparait souvent comme le symbole d’une fin imminente ; pour moi il est le signe d’un nouveau départ. Les déclinaisons de mon travail ( installation, néon, vidéo, dessin... ) m’aident à saisir le réel dans ses aspects culturel et social, pour mieux m’en affranchir.Mes dessins interrogent l’art dans ses dimensions fondamentales.Je détermine les conditions de possibilité de nos expériences et bouleversent notre rapport au monde autant que notre rapport à l’œuvre et la vie.À travers mes œuvres je cherche à m’extraire de la réalité. Je fabrique des univers à base des souvenirs d’un monde disparu mélangés au monde présent pour raconter et transmettre des nouvelles histoires.Ces récits distillent au regardeur une dose d’humour cynique. Humour et cynisme pour résister au monde parfois chaotique qui nous entoure et réfléchir sur notre société et celle que nous voulons pour demain... 







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6.11.17

Marie LEPINE POTHON, 10 novembre 2017

Nous sommes 6 Milliards d'humains à l'heure actuelle. Si les océans recouvrent 70% de la surface terrestre, l'eau douce est un bien beaucoup plus limité en quantité et l'accès à l'eau potable est loin d'être équitable à travers le monde. De nombreux pays ont construit de spectaculaires barrages et tentent de maîtriser le cours des plus puissants fleuves de notre terre. La bataille pour l'eau a commencé et est loin de s'arrêter car la crainte d'une importante pénurie d'eau est omniprésente dans les esprits.
Le Colorado, la Volta, le Zambèze, le Nil, la Volga, le Yangzi Jiang, pour ne citer qu'eux... Des noms de fleuves qui nous renvoient à de stupéfiants paysages. Nous avons construit nos lieux de vie près de l'eau. Nous devons faire des efforts considérables pour la trouver et la conserver. Les industries et l'agriculture sont de grandes consommatrices d'eau. Nous avons besoin d'elles mais craignons également la violence de cet élément qui peut devenir dévastateur. Nous connaissons mal les abysses des océans qui restent aujourd'hui si peu explorés.
J'ai dessiné en volutes semi-aléatoires des éléments évoquant l'eau et ses richesses : diversité des espèces, très inégale quête de l'eau potable par une multitude d'individus, chantiers pour contrôler le cours et le débit des grands fleuves, revendications pour le droit à l'eau potable pour tous. C'est un enjeu primordial pour aujourd'hui et demain.
J'aime aussi travailler simplement, avec une économie de moyens : du papier et un stylo noir fin.





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