12.11.17

Damir RADOVIC le 17 novembre 2017


L’exil se transforme en diaspora et plonge l’individu dans un état de nomadisme intellectuel permanent.Il ne possède plus une histoire mais des histoires. La somme de ces histoires défini la mémoire collective qui est la matière brut de mes recherches.Cette matière, je la mélange, modèle et organise à partir de ses formes archétypales, génériques, utopiques pour créer l’uchronie. Cette démarche par le biais de l’art me permet d’appréhender et d’habiter le monde qui m’entoure.La mémoire se construit avec la langue, avec les mots.Dans ma démarche artistique les titres arrivent en amont de ma réflexion et m’indiquent le sens que prendra une nouvelle pièce. Le titre apparait souvent comme le symbole d’une fin imminente ; pour moi il est le signe d’un nouveau départ. Les déclinaisons de mon travail ( installation, néon, vidéo, dessin... ) m’aident à saisir le réel dans ses aspects culturel et social, pour mieux m’en affranchir.Mes dessins interrogent l’art dans ses dimensions fondamentales.Je détermine les conditions de possibilité de nos expériences et bouleversent notre rapport au monde autant que notre rapport à l’œuvre et la vie.À travers mes œuvres je cherche à m’extraire de la réalité. Je fabrique des univers à base des souvenirs d’un monde disparu mélangés au monde présent pour raconter et transmettre des nouvelles histoires.Ces récits distillent au regardeur une dose d’humour cynique. Humour et cynisme pour résister au monde parfois chaotique qui nous entoure et réfléchir sur notre société et celle que nous voulons pour demain... 







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