21.1.18

Gudrun von Maltzan, le 26 janvier 2018

Le travail graphique ou pictural exécuté directement sur une diapositive qui caractérise les œuvres de Gudrun von Maltzan, rend en effet plus palpable certains aspects fondamentaux de cette œuvre qui traite de la peinture sans jamais y toucher. C'est que l'intervention manuelle sur l'image automatique que représente un dispositif est plus humble, plus patiente aussi que sur un tirage photographique. Il s'apparente à une activité d'enlumineur au Moyen-Age, de par le format (24 par 36 mm) sur lequel travaille l'artiste, et de par le jeu de lumière qu'ouvre un travail miniaturisé dès qu'intervient l'agrandissement de l'état final de l'image. Mais d'autre part, le travail graphique devient aussi plus manifeste, et plus dominant. L'origine de cette idée d'un travail graphique sur une image devient donc beaucoup plus nettement visible. Cette pratique qui soutient l'œuvre de Gudrun von Maltzan correspond, comme le montrent en effet les travaux sur diapositive, en premier lieu à la gravure sur bois, média extrêmement important, sinon dominant, dans l'art allemand depuis la Renaissance, mais qui se trouve ici repris, ré-inventé en fonction de l'idée qu'une image, aujourd'hui, n'arrive plus à être une image chargée de sens, donc d'expressivité, que si elle arrive à accéder à un statut de fragment, de ruine, des images toutes-faites qui circulent dans le monde médiatique post-industriel.
Robert Fleck (extrait)





Le site de Gudrun von Maltzan ici

15.1.18

NANSKY, le 19 janvier 2018

Imaginons une palette majuscule,  un choix de couleurs infini, une palette faite rien 
que pour elle, Anna Nansky.

Du bout des pinceaux,  elle prélève des fragments de lumière pour les assembler sur 
la toile à la manière d’un vitrailliste. Serties de noir, les transparences s’animent, se 
chargeant par endroit de textures plus épaisses. Patchwork d’intensités et de densités 
qui poussent le quadrillage noir dans des dislocations géométriques. Le graphisme 
bousculé joue au mikado et cette nouvelle géographie, selon le regard que l’on pose, 
plus ou moins proche, prend des allures de relevé topographique ou de carte aérienne.

Irisés, chatoyants, fruités, intenses, les carrés de couleurs picotent nos perceptions. 
Alors dans ce réseau ramifié, les accords de tonalités racontent des histoires, engendrent des personnages, explorent des paysages. La créativité explosive de l’artiste crépite en écho dans notre propre imaginaire, tandis que sa sensibilité nous emporte vers le rêve. Anna Nansky nous propose une vision décalée du quotidien, onirique, réinventée par sa nature passionnée.
En équilibre entre la fougue, l’intensité et une élégante délicatesse. 

L’’incursion sinueuse proposée par Anna Nansky dans sa conception du cubisme, parfois adouci de rondeurs, parfois cicatriciel, dégage un fort pouvoir d’attraction. Et lorsque l’âme de Klimt semble survoler ses toiles pour y déposer un peu de son art, l’œuvre de cette jeune artiste prend toute sa  toute sa profondeur et toute sa puissance.


Claudine DUFOUR-MEURISSE





                                      Le site d'Anna NANSKY ici
                      Son Hublot du soir




8.1.18

Carmen CHARPIN, le 12 janvier 2018

Tisser
Passée après passée, conduire les fils de trame à travers les fils de chaîne, c’est entreprendre une longue traversée dans l’espace et dans le temps.
Passée après passée, les fils de trame cheminent, entrelaçant les fils de chaîne, effectuant un long parcours.
Long processus d’assemblage qui demande du temps.

Tisser, pour moi, est une manière de le capter, de le matérialiser.



                       Son hublot du soir 

4.1.18

Le Hublot d'Ivry vous "expose" ses meilleurs vœux pour la nouvelle année




                                                        Rétrospective des œuvres exposées en 2017